Ce nouveau convoi nous a ramené à OUMAN pour la 11ème fois. Si un temps pluvieux nous a accompagné à l’arrivée en Ukraine, c’est le soleil qui nous accueille au terme du voyage.
L’hiver s’achève et c’est une bonne nouvelle pour les habitants parfois privés d’électricité à raison de 14H par jour! Les centrales électriques ont été durement touchées par les bombardements russes et les populations civiles largement impactées.
Iryna, la maire d’Ouman, nous reçoit pour un point de la situation désormais rituel.
Elle raconte les alertes toujours quasi quotidiennes et le bombardement d’un quartier résidentiel touché par un missile le lendemain de Noël.
Des dizaines de maisons en bordure de la rivière sont détruites ou sérieusement endommagées. Mais les habitants incroyables de résilience ont aussitôt entrepris la reconstruction.
La guerre continue de rythmer les journées. Comme tous les matins à 09.00, Ouman se fige pour une minute de silence, suivie de l’hymne national. Le moment de recueil est toujours particulièrement émouvant.
Après le déchargement de près de 10 tonnes de matériel médical, vêtements, jouets et autres médicaments, un tour au marché local permet de croiser la population locale. Les marchandises témoignent du faible niveau de vie. Les femmes sont présentes en force. Nombreux sont les hommes au front..
La visite d’un lycée et de son impressionnant abri sous-terrain obligatoire nous mène dans une classe, où les jeunes apprennent la guerre. Explications des différents types de mines qui sont autant de pièges mortels, initiation au tir à l’aide d’armes équipées d’un laser et pilotage de drones sont au programme.
Peu après, on retrouve les élèves à répéter leur spectacle de fin d’année en dansant dans la cour.
La vie continue…
Formidable note d’espoir pour cette génération sacrifiée !